Tout savoir sur les Œufs de Pâques sorabes

Ils sont parmi les plus beaux de tous, les œufs de Pâques sorabes artistiquement décorés selon une tradition séculaire. Colorés et riches en ornements filigranes, ils décorent les salons et les jardins de devant dans le monde entier avant même les vacances de Pâques.

Les œufs colorés font partie des traditions de Pâques dans le monde entier, sur certains, on les fait même colorer… Image Mais l’art de la décoration des œufs de Pâques a atteint son apogée en Lusace. Depuis des générations, les techniques spéciales sont transmises aux enfants et petits-enfants et sont de plus en plus perfectionnées :

Technique du bossage et technique de la cire colorée

La cire colorée est appliquée à l’aide d’une plume d’oie ou d’une tête d’épingle et peut être vue comme un motif en relief (bosses).

Technique de réservation et technique du batik à la cire

Les œufs sont recouverts d’un motif en cire puis teints, les zones recouvertes de cire ne prenant aucune couleur ; plus noble est la variante multicolore dans laquelle l’œuf est progressivement recouvert d’un motif en cire plus important et placé dans des puits de couleur de plus en plus foncée.

Technique de grattage

Les œufs fortement colorés sont grattés à la main avec un objet pointu ; cette technique consomme de l’énergie et est difficile, d’autant plus que les œufs se cassent aussi très facilement.

Technique de gravure

La gravure se fait électriquement ; moins contraignante, plus rapide et plus fine que la technique de grattage. La couleur des œufs qui ne sont pas trop fortement colorés est lentement gravée à l’aide d’une plume d’oie et d’un acide (vinaigre, citron, HCl, etc.) ; dans le passé, la saumure de choucroute était également utilisée à cette fin.

Techniques mixtes : combinaison de plusieurs méthodes

Malheureusement, le temps dehors aujourd’hui était tout sauf “printanier” et vous avez donc passé plusieurs heures dans le grand auditorium du centre culturel. C’était fascinant de voir avec quels efforts ces fragiles œuvres d’art étaient créées. Non seulement c’était amusant à regarder, mais ce que les artistes vous ont dit était aussi extrêmement intéressant. Heidemarie Höft et sa fille produisent environ 300 œufs par an. C’est un hobby qui est récompensé notamment par des prix lors du concours du “plus bel œuf de Pâques sorabe”. Il faut en moyenne 2 heures pour fabriquer un œuf en batik de cire et ceux-ci sont vendus en Lusace pour 5 ou 6 euros. C’est au mieux un argent de poche, malheureusement personne ne peut plus vivre de cet artisanat. Un grand sourire s’est dessiné lorsque Steffen a demandé à la gentille vieille dame du musée de l’agriculture de Bergen, avec ses magnifiques réchauffeurs de pouls, quels étaient les costumes traditionnels sorabes. Même à la campagne, il n’est sorti du placard que pour les occasions festives et même dans les années 1970, la plus jeune femme qui portait encore son costume traditionnel dans la vie de tous les jours était censée avoir une bonne soixantaine d’années…

Quatre pièces se sont retrouvées en votre possession : deux œufs Bossiertechnik, un œuf technique de grattage et un œuf technique mixte (batik avec technique de gravure).